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Rapport de la Cour des comptes sur la grande vitesse ferroviaire et NOSTERPACA

La voix de NOSTERPACA

Nombreuses sont les réactions suscitées par la désormais fameuse publication de la Cour des comptes. Notre article précédent rapporte la mise au point de l'Association des Régions de France. Parmi d'autres, des associations comme le MNLE PACA ou la FNAUT, se sont exprimées pour corriger les approximations du document, mais aussi beaucoup d'articles sont parus dans la presse. 

Gilbert SOULET, Président de NOSTERPACA, se positionne vis à vis de ce rapport :

« RFF a été, en 1997, une créature de Bercy et de la Cour des comptes qui a totalement failli dans sa mission et a même, au contraire, renchéri le coût des nouvelles infrastructures ferroviaires (notamment par le recours aux PPP et à une sous-traitance incompétente et corrompue auprès d’entreprises du BTP routier, au lieu de faire appel au savoir-faire des cheminots). Dit autrement, ce sont ceux-là même dont les décisions ont plombé le système ferroviaire public qui viennent aujourd’hui le mettre en accusation ; comme on le sait bien : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage », ce qui est encore plus facile après la lui avoir soi-même inoculée !

Les critiques de la Cour qui peuvent être conservées concernent, d’une part, le fait que la direction de la SNCF a, lors de chaque mise en service de ligne à grande vitesse (LGV), systématiquement éliminé les dessertes par trains rapides et express classiques alors que celles-ci rendaient un service complémentaire et utile ; d’autre part, la dénonciation d’une sorte de « TGV-mania » de quelques élus locaux influents. Cela a eu pour conséquence que certaines des dernières LGV construites, en construction ou en projet ne présentent pas d’utilité en termes sociaux et environnementaux : LGV Rhin-Rhône, branche vers Nantes de la LGV Bretagne, LGV Poitiers-Limoge, LGV Bordeaux-Hendaye, LGV Chambéry-Turin (en revanche, le projet de nouvelle traversée sous les Alpes pourrait être pertinent pour le fret ferroviaire international, moyennant certaines conditions).

On constate à nouveau que sous la férule du « socialiste moderne » Migaud, la Cour des comptes est désormais assimilable à un think tank ultra-libéral. Au passage, cette Cour new-look a aussi perdu toute notion d’honnêteté intellectuelle – à moins qu’il ne s’agisse d’un manque de travail – puisqu’elle ne recule pas devant l’affirmation de contrevérités patentes. La plus belle est celle qui consiste à affirmer que l’étude de l’ADEME qui démontre la grande efficacité énergétique et environnementale (émissions de gaz carbonique) du TGV se fonde sur le mix de production énergétique d’EDF et pas sur les achats d’énergie de la SNCF sur le « marché » de l’électricité. Cela permet au passage à la Cour de donner un coup de chapeau bien pensant à l’hyper-nucléarisation de la production électrique en France, mais son affirmation est outrageusement mensongère puisque, précisément, l’étude de 2008 de l’ADEME a pris en compte, pour le calcul de la consommation d’énergie et des émissions de CO2 du TGV « du puit à la roue », le mix énergétique réel des achats d’électricité de la SNCF ... »

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